Compétition : Prince of Speed 2020

Prince of Speed 2020, Coupe de France de vitesse

La Palme 25,26,27 septembre

 

La coupe de France de Vitesse (course de 500m) s’est déroulée ce week-end sur le spot de la plage du Rouet à la Palme (Aude) tout proche du spot des Coussoules (La Franqui-Leucate) temple de la speed lors du mondial du vent. Trois jours de Tramontane fraîche et puissante qui ont rendu les conditions difficiles pour les coureurs et organisateurs avec de superbes chronos à l’arrivée.

 

On se souvient en juillet dernier du record du mile nautique (1852 m) en windsurf battu par Antoine Albeau sur ce spot avec un run à 43,04 nœuds de moyenne.

 

A l’heure où nous publions cet article, mercredi 30 septembre, nous n’avons pas d’informations officielles communiquées par l’organisation sur le nombre de coureurs et surtout les temps réalisés ou modes de classements. Voici les informations que nous avons récolté auprès de différents coureurs et sur le site de l’organisation.

 

Pour ce premier gros coup de Tramontane de l’automne, une petite trentaine de riders venus de toutes l’Europe sont venus pour cette coupe de France de vitesse. Après des mois de disette et de chaleurs, quelques grands noms de la vitesse étaient présent, Albeau, Valkenaers, Bielak, Garrel, Bordes,  rejoins par des  têtes de série de la PWA en mal de sensations fortes, Mortefon frère et sœur, Iachino, Van der Steen, Warembourg, 2 autres filles et quelques kite surfers. Un plateau de qualités même s’il manque de grands noms de la speed internationale.

 

Les 3 jours de tramontane ont été capricieux et compliqués, seuls 2 manches ont été courus, des courses de  1 heure  non-stop avec une prolongation de 30 mn sur la deuxième manche.

Chaque coureur était équipé d’un GPS qui lui permettait de connaître sa vitesse sur 500 mètres.

Des cellules sur la plage enregistraient les passages des coureurs à l’entrée et l’arrivée du run, mais sans tableau d’affichage à l’arrivée (NDLR : comme cela se passe sur les coupes du monde de vitesse où lors du mondial du vent) pour connaître les vitesses et le classement des coureurs en temps réel : Dommage pour les coureurs et le public. Ce n’est qu’à la fin de la course que Principe Baldini l’organisateur et son équipe pointait sur l’ordinateur les temps réalisés par les coureurs pour définir les temps finaux et le classement. Beaucoup de travail et beaucoup de temps puisqu’ils travaillent toujours dessus actuellement.

 

 

Vendredi 25, une Tramontane de 50 à 60 nœuds avec des rafales à plus de 65 nœuds n’a permis de courir pour des raisons de sécurité, en cas d’incident au niveau des coureurs. Des conditions extrêmes, même pour les locaux habitués aux forts coups de tram.

 

Samedi 26, la première course était lancé en fin de matinée dans un vent hyper irrégulier qui changeait en orientation été en force, passant de 20 à 35 nœuds, ce qui rendait les runs extrêmement techniques : Avec des vagues pour pimenter le tout.

Le plan d’eau était difficile à négocier et seuls les meilleurs comme Antoine prenaient le risque de raser la plage. Cette trajectoire, la plus rapide pour scorer était très risquée à cause des petites vagues qui déferlaient. Beaucoup préféraient passer derrière mais ça glissait moins.

La plupart des riders étaient en 5.5/5.6 m², jusqu’à 6 m² pour les plus lourds et 5 m² pour les plus légers. Avec des guns de 42 cm à 50 cm de large seulement sous les pieds.

Avec des ailerons de 21 /22 cm asymétrique, l’incontournable en vitesse pour glisser à fond, diminuer la longueur d’aileron et ne pas spin outer. Finalement une seule course a pu être validée le samedi, car la tramontane s’est malheureusement calmée sur le reste de la journée.

Voici les seuls chronos annoncés sur cette première manche..Pas de news pour les filles

1) Antoine Albeau : 43.9 nœuds

2)Matteo Iachino : 43.5 nœuds

3) Dave Williams (kiteur): 42.98 nœuds

4) David Garrel 42.66 nœuds

 

 

 

Dimanche 27, dans un vent glacial de 11 °C (il a neigé derrière sur le mont Canigou !) et 45 nœuds, le départ était donné à 11 h, une fois que les vagues de bord de plage se soient un peu lissées. Cela a couru dans un vent plus carré (plus perpendiculaire à la plage), avec 35 à 45 nœuds irrégulier au début, qui s’est ensuite rafraichi en prenant de l’angle pour faire monter les chronos. Les plus lourds sont passés en 5.0/5,2 m² avec 5.8 pour Antoine Albeau qui est passé en 5.2 en fin de manche. Les petits bras (les gabarits de moins de 80 kg) naviguaient en 4.6 m².

C’était technique avec des vagues qui fermaient en fin de run. Antoine, David, Nicolas, mêmes les plus aguerris ont chuté. Pierre Mortefon qui s’en ai pris une bonne en début de run est même resté sonné quelques secondes avant de reprendre ses esprits et repartir. Le vent devenant plus fort et plus régulier en fin de course, les coureurs ont améliorés leurs temps, avec près de 45 nœuds pour Antoine, Mateo, soit 1 nœud plus vite que la vielle.

Chez les filles, elles étaient trois participantes, trois guerrières plutôt dans ces conditions extrêmement difficiles, dont la vice-championne du monde de slalom et locale de l’épreuve, Marion Mortefon. Si compliqué qu’il n’en restait finalement plus qu’une le dimanche sur le run, la valeureuse Suisse Heidi Ulrich. C’est elle qui réalise le meilleur chrono.

Même hécatombe chez les garçons puisqu’ils étaient une petite trentaine le samedi et seulement une quinzaine le dimanche.

Cette coupe de vitesse –Prince of speed- se solde par deux belles courses réalisées dans des conditions vous l’avez compris compliquées physiquement et techniquement. Pour les coureurs comme pour l’organisation.

 

Voici les résultats publiés sur le site Prince of speed.

1er Antoine Albeau : 44.98 nœuds

2ème  Matteo Iachino: 44.54 nœuds

3ème Vincent Valkenaers (Bel 62) : 43.92 nœuds

 

1ère femme Heidi Ulrich

 

Bravo aux organisateurs du Prince of speed, Principe Baldini et son équipe, qui ont permis le déroulement de cette épreuve dans des conditions très difficiles.

Big up également à Philippe Bru qui est venu avec son bateau depuis Gruissan pour assurer la sécurité sur l’eau. Vivement la prochaine dans des conditions plus clémentes, avec encore plus de monde et de moyens pour réaliser une épreuve encore plus belle.

La suite des résultats à venir prochainement

Texte : Arnaud Deschamps

Photos : Marc Solier

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