Trip/Découverte : La Barbade

La Barbade

Ce n’est pas parce que nous sommes confinés que nous n’avons pas le droit de rêver. C’est pour cela qu’aujourd’hui, nous avons pris la décision de vous emmener avec nous dans les Caraïbes, du côté de La Barbade plus précisément, pour un trip qui vous videra la tête de tous soucis et qui vous donnera peut-être envie, une fois que l’on sera sorti de ce confinement d’aller découvrir ce petit bout de paradis.

 

Boudée depuis quelques années, la Barbade réunit pourtant tous les critères pour s’offrir un windsurf trip de haute qualité.

 

1982

Les dix pionniers du funboard barbadien s’affrontent pour la première fois dans les vagues du reef de Silver Sand, sur la côte sud de l’île. L’ambiance est plutôt relax, les concurrents se jugent entre eux et un immense barbecue clôt la compétition, dont le premier prix est une caisse de Banks, la bière locale.

1990

Huit ans plus tard, le spot a acquis une réputation mondiale et, parmi la centaine de voiles qui jouent avec les vagues, on retrouve celles de nombreux pros. Tous sont venus s’entraîner avant l’ouverture officielle du world tour 1990.

Voilà ce que nous pouvions lire sous la plume de Jean-Michel Missri dans le Planchemag n° 112 daté de mars 1990.

 

2014

Vingt-quatre ans plus tard, j’ai la chance de partir à sa découverte, guidé par son plus grand représentant, Brian Talma. Bon, aujourd’hui, la plus grande ambassadrice de la Barbade est Rihanna, mais elle n’était pas disponible. Et puis, je ne suis pas certain qu’elle connaisse aussi bien qu’« Irie man » tous les secrets de cette île des Caraïbes, considérée comme l’une des plus ventées. À la fin des années 1980 et au début 1990, sa réputation était telle que, comme le mentionnait Jean-Michel Missri, tous les pros passaient une longue partie de leur hiver ici afin de s’entraîner dans des conditions bâbord, avec de l’eau chaude et des vagues parfaites. Au- jourd’hui, finies les compétitions. La dernière a eu lieu en 1994, je crois. Exit le club Mistral, qui a fermé il y a quelques années. Brian est dorénavant le seul maître sur le spot de Silver Rocks avec son « Action Shop » qui comprend deux appartements, un club et un bar-restaurant, tous face au spot. Lors d’un précédent trip, Brian avait invité son grand pote Josh Stone. Cette année, il a proposé à Boujmaa Guilloul de nous accompagner dans cette nouvelle aventure d’Irie Man VS non plus Aloha Man (Josh Stone) mais Bou Jah Man. À votre avis, du vent et des vagues associés à deux rideurs d’exception comme Brian Talma et Boujmaa Guilloul, ça donne quoi? Un trip de fou, tout simplement, sur une île de rêve.

 

Sur l’eau

Avant de me décider à venir, j’avais prévenu Brian de ce que je recherchais : une destination proche de l’Europe, de l’eau chaude, des vagues et des plages de sable blanc à découvrir en famille. Eh bien, vous serez peut-être surpris, mais tous les critères sont réunis à la Barbade. Alors, depuis mon retour, je ne cesse d’en faire la promotion autour de moi, et certains de mes amis ont déjà booké leurs billets pour s’offrir ce trip dès l’automne prochain. Mais attention, avant de tout réserver il faut savoir qu’à la Barbade, on se lève tôt, car le vent est très matinal. Ce n’est pas partout que l’on peut se mettre à l’eau entre 7 et 11 heure le matin. Ici, c’est fréquent, et cela permet d’aller se balader ou d’aller surfer lorsque le vent faiblit.

Un niveau minimum est également requis. La Barbade et son image d’île paradisiaque ne signifient pas destination freeride. À Silver Rocks, on vient chercher de la vague accessible avec un vent side shore. Pas besoin de savoir tourner dans tous les sens et d’être un pro du goiter. Le terrain de jeux ici, c’est un lagon bump & jump qui vous permettra de prendre l’élan nécessaire pour pouvoir vous lancer dans tout type de rotation à l’aller et de surf au retour. Vous ratez votre réception de saut ou tombez en plein surf? Ne paniquez pas. La vague est totalement safe et vous ramènera au pire dans l’inside. De plus en plus réputée pour le kite, l’île en accueille pas mal sur l’eau. L’entente est parfaite et le spot est suffisamment large pour que tout le monde puisse savourer sa session. Brian propose dans son club des planches, des kites et des SUP à louer. Vous pouvez donc arriver les mains dans les poches, mais il est raisonnable de réserver avant son arrivée.

Une fois rincé de vos multiples sessions de windsurf, vous serez obligé de passer par Freights. Ce spot se trouve à cinq minutes en voiture du « Action Shop ». Pour s’initier au surf, au longboard ou au SUP, c’est juste le terrain de jeux idéal. Forcément, il attire du monde… Mais en phase d’apprentissage, vous n’allez pas commencer à jouer au difficile. Si vous avez un niveau déjà bien avancé, rendez-vous alors sur le spot de South Point, qui se trouve au vent de Freights. Moins fréquenté, il nécessite beaucoup plus de niveau. La vague longe une digue avant de se projeter sur une falaise très peu accueillante. Je conseille ce spot à ceux qui maîtrisent leur engin, quel qu’il soit. La vague y est plus puissante et les locaux un peu moins conciliants, surtout si vous pra- tiquez le SUP.

 

Sur la route

Si vous êtes un vrai black cat et que les conditions ne sont pas au rendez-vous durant votre séjour, c’est « maman » qui va être contente. Les possibilités de balades sont nombreuses à La Barbade. La voiture est néanmoins obligatoire. Alors que le windsurf et le surf se pratiquent au sud de l’île, là où vous resterez la majeure partie de votre séjour, pour partir à la découverte de l’île, je vous conseille de prendre la direction du Nord en longeant la côte est. Le vent y étant onshore, peu de monde y habite. Ce versant de l’île est hypersauvage et vous découvrirez une succession de baies et des plages « carte postale » : désertes. L’endroit où il faut s’arrêter pour manger un morceau, c’est Bashiba. Ce petit village se trouve au bord de l’eau. Sa tranquillité va vous surprendre. Prenez votre surf ou SUP avec vous. Bashiba est un spot réputé qui a accueilli plusieurs compétitions. Une fois restauré, continuez de rouler vers le Nord. Lorsque les champs de canne à sucre commencent à s’imposer, il est préférable de se laisser guider par un autochtone, sinon, vous ne trouverez jamais les falaises qui surplombent l’océan.

N’imitez pas forcément Boujmaa, qui a sauté de l’une d’elles. On estime le saut à 20 mètres environ. Il a un peu hésité, mais mes menaces de dévoiler sa lâcheté sur le Web et la question du fils de Brian à son père : « Dad, Boujmaa is a girl ? » l’ont forcé à sauter le pas. Quelques touristes perdus dans ces champs n’en reviennent certainement toujours pas. Pour redescendre vers le Sud, coupez par le centre, ce qui vous permettra de vous arrêter dans une distillerie de rhum, ou bien longez la côte ouest. Après la traversée de villages de pêcheurs, très vite hélas, les barres d’hôtels se succèdent et rompent un peu le charme.

 

Le soir

Une fois votre journée terminée, soit dans l’eau soit en tant que touriste « clic clac, chéri, bouge pas, je prends la photo », il est obligatoire de se rendre à Oistins pour savourer un bon poisson grillé au BBQ. Le vendredi soir, toute l’île s’y retrouve pour faire la fête. Ayant un peu la flemme de cui- siner, nous l’avons testé plusieurs soirs de suite. Plusieurs restaurants se succèdent. Au menu : poisson grillé et ses accompagnements (macaronis, salade, riz). Le tout arrosé d’une Banks ou d’un rhum-Sprite (oui, là-bas, le rhum se boit avec du Sprite). Vous m’en direz des nouvelles. Même si plusieurs endroits s’offrent à nous pour faire la fête, debout depuis 6 heures de matin, nous n’étions pas trop motivés pour pousser la soirée jusqu’à pas d’heure. Mais Brian, en guide ultime, vous propose une liste dans notre « La Barbade mode d’emploi » ci-dessous.

En résumé et en toute franchise, j’ai vraiment apprécié cette île. Vous pouvez faire de la planche, du kite, du SUP ou du surf. Votre femme dispose d’une plage de sable blanc juste paradisiaque, et sans danger dans l’eau. Vous mangerez super-bien. Brian, que vous rencontrerez si vous louez du matériel, est juste une personne « top ». Il n’y a pas d’autres mots : à l’écoute de ses clients, il a toujours le sourire… Avec un peu de chance, vous rencontrerez sur la plage ses enfants, dans l’ordre : Sunshine, Starlight, Lion, Rainbow et Ocean, ce qui en dit long sur l’état d’esprit de la personne.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mode d’Emploi

> Y aller

Plusieurs compagnies aériennes desservent Bridgetown. Si vous voyagez sans matos, optez pour British Airways. Attention simplement lorsque vous réservez, certains vols vous proposent Paris-Heathrow puis Gatwick-Bridgetown. Les billets sont parfois moins chers mais il faut ajouter 40 £ A/R de navette entre les deux aéroports et deux à trois heures de transfert.

Si vous voyagez avec du matos, préférez Virgin Atlantic (via Londres) ou American Airlines (via Miami).

 

> Se loger

Brian possède deux appartements de deux chambres chacun (pour 4 per- sonnes) au-dessus de son club, juste en face du spot. Ils sont très agréables, avec terrasse, cuisine, douche, Internet… Il propose également une maison à cinq minutes du club et à 30 secondes d’une grande plage. Nous l’avons testée et c’était très bien : 2 chambres avec SDB privées, un grand salon, une cuisine et grande terrasse.

Il faut compter 120 US$/nuit pour les ap- partements ou la maison. Si tout est complet, de nombreux appartements ou mai- sons sont à louer aux alentours du spot de Silver Rocks.

 

> Se déplacer

La voiture est obligatoire. Attention, conduite à gauche. Pour une petite voiture avec barre de toit, il faut prévoir 50 US$/jour. Fat Jack’s est très compétitif (www.fatjackrentals.com).

 

> Matos

Renseignez-vous auprès de votre compagnie pour savoir si elle accepte le matos de windsurf si vous souhaitez voyager avec. Sa- chez que sur place, Brian est aujourd’hui le seul loueur. Il faut compter, en prébooking, 300 US$/semaine pour du matériel de windsurf Naish de l’année et 450 US$ pour deux semaines. Son club n’étant pas gigantesque, pensez à réserver avant votre arrivée.

 

> Se restaurer

The place to be est Oistins. Nous, on a bien apprécié de dîner là-bas. Poisson grillé, riz, salade… c’est frais : les pêcheurs viennent tout juste de vendre leur poisson au restaurant. Si vous aimez les fast-foods, rendez-vous chez Chefete, le McDo local spécialisé dans le poulet. Sinon, laissez-vous porter par vos envies et n’hésitez pas à rentrer dans les restaurants que vous rencontrez sur la route. Vous serez agréablement surpris.

 

> Formalité

Pour les Européens, les visas se font sur place. Ils sont valables trois mois. Votre passeport doit être valable six mois après votre date de retour.

 

> Monnaie

Là-bas, on consomme avec du $ barbadien. 1 $US = 2 $ barbadiens. Vous serez parfois surpris par les prix, mais ramenés en $US puis en €, ça passe mieux, même si vivre sur l’île peut revenir cher. Attention, l’euro n’est pas accepté.

 

> Sortir

Le meilleur endroit pour sortir un vendre- di soir est certainement Oistin. Il y a aussi St-Lawrence Gap, où vous trouverez des restaurants et des boîtes de nuit (McBrides et Sugar). Les mercredi et vendredi soirs, le Harbor Light propose un forfait alcool à vo- lonté pour 25 $US (attention, l’abus d’alcool est dangereux pour la santé).

 

> Climat

Dans les Caraïbes, il fait chaud et humide. Le soleil tape bien, donc protection obligatoire.

La meilleure période pour le vent est entre novembre et juillet. Pour les vagues, préférez décembre, janvier, février et juin. Oubliez la Barbade entre août et octobre pour naviguer. Le matos idéal à emporter est deux voiles (5,4 et 6,2) avec une planche de vague assez vo- lumineuse. La combinaison n’est pas nécessaire, un Lycra suffira. Nombreux sont ceux qui naviguent avec des Lycras manches longues pour éviter toutes rougeurs excessives.

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